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NIKE-Bulletin 3/2021

La conservation des monuments historiques : pas sympa et mal aimée ?


« Se scandaliser ne suffit pas »

Entretien avec le professeur André Holenstein

Dans cet entretien, l’historien bernois André Holenstein plaide pour une approche à la fois plus sereine et plus objective des monuments. Il considère que, puisque les normes et les références culturelles ne cessent d’évoluer, notre société n’a pas le droit de juger des époques antérieures au nom de nos sensibilités actuelles. Faire prendre conscience de cette évolution est une tâche centrale de l’historien, affirme-t-il. Il ne s’agit pas pour lui de nier les aspects problématiques d’un monument ou d’une personnalité historique, mais de les replacer dans un contexte historiquement correct et de remettre en perspective la finalité réelle d’un monument. Par exemple, si l’on a rendu hommage à David de Pury en lui érigeant un monument, c’était pour ses services rendus à la ville de Neuchâtel et non en raison de son implication dans la traite des esclaves.

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Destruction de monuments et protection des monuments : un paradoxe ?

Historienne de l’architecture et conservatrice des monuments, Daniela Spiegel replace les récentes destructions de monuments par le mouvement Black Lives Matter (BLM) dans le contexte d’une pratique culturelle millénaire que les chercheurs nomment iconoclasme. On peut distinguer deux formes d’iconoclasme, selon que les actes de destruction soient le fait d’ennemis, ou du peuple concerné lui-même : dans le second cas, les actes de destruction acquièrent alors une légitimité et un pouvoir symbolique. Dans les exemples historiques de ce second type d’iconoclasme, par exemple ceux qui ont eu cours durant la Révolution française, déboulonner un monument semble être une réaction spontanée et émotionnelle. Cependant, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que ces actes étaient souvent planifiés et chorégraphiés. Les actions des manifestants du mouvement BLM combinent la destruction de monuments et la pratique historique de la « damnatio memoriae », la damnation de la mémoire : l’objectif n’est pas ici d’effacer le souvenir d’une personnalité, mais de le frapper d’infamie. Les personnes qui sont en charge du patrimoine culturel ont pour vocation d’empêcher qu’on détruise des monuments ou qu’on les élimine à grande échelle. Mais il faut décider de manière participative et au cas par cas comment il est judicieux d’agir.

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Monuments historiques ou hystériques

Qui dans sa pratique au quotidien n’a pas déjà été confronté à la boutade « monuments hystériques », désignant du même nom le service en charge de la protection du patrimoine. Une boutade révélatrice d’un certain agacement ou d’une incompréhension face à une attitude perçue comme de l’acharnement au point que l’on veut la discréditer en l’associant à des pathologies psychiatriques ou à la folie tout court. Mais que faisons-nous pour déclencher de telles émotions ?

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D’avant-garde ou pas sympa ? La conservation du patrimoine dans une société en transformation

L’Arbeitskreis Theorie und Lehre der Denkmalpflege (AKTLD) (Cercle d’études Théorie et enseignement de la conservation du patrimoine) consacrera son congrès annuel, qui aura lieu à l’EPF de Zurich du 30 septembre au 2 octobre 2021, aux défis actuels que la conservation du patrimoine doit relever à la lumière des débats sur la protection du climat et sur l’utilisation efficace des ressources dans le parc immobilier actuel. L’accent sera mis sur la divergence des perceptions entre les milieux de la conservation du patrimoine et l’extérieur. Parce qu’elle semble tournée exclusivement vers la préservation de l’existant, la conservation du patrimoine souffre d’un préjugé selon lequel elle entraverait et empêcherait le progrès.
La discussion portera sur la question de savoir si la terminologie actuelle, par exemple l’utilisation de termes tels que « culture du bâti » ou « patrimoine bâti », implique une nouvelle approche de la conservation ou si elle n’est qu’une simple cosmétique conceptuelle.

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L’image de la conservation des monuments : des étudiants en architecture mènent campagne

Des étudiants en architecture de l’EPF de Zurich ont lancé des campagnes publicitaires fictives pour rendre la conservation des monuments plus visible pour le public, tout en interrogeant les schémas de pensée habituels. Leur objectif était d’analyser comment  la discipline est perçue et de proposer un message sur certains des thèmes qui y sont actuellement débattus. Avec des slogans tels que « Les modes arrivent et passent » et « Développer au lieu de démolir », les étudiants entendaient suggérer que les objets impopulaires peuvent revenir à la mode et être transformés de manière à répondre aux exigences actuelles. La transmission d’informations était un élément central de ces campagnes. Des comptes Instagram, des dépliants, des brochures d’information, des sacs en tissus personnalisés et des QR codes avec du contenu audiovisuel ont été utilisés pour mettre en valeur les monuments. Les étudiants ont élaboré des campagnes visant à souligner l’importance du travail des conservateurs du patrimoine et ils ont découvert des moyens de sensibiliser la société à la préservation des bâtiments architecturalement importants.

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